34 km pour mon étape 5 sur le Camino Primitivo: De Borres à La Mesa. Vous trouverez ici mon journal, un guide complet de l’étape, le fichier GPX à télécharger ainsi qu’une sélection de logements.
Mon journal
2 mai 2026
Ceci sera la plus belle étape de ce Camino Primitivo. Pour les vues en montagne, pour le spectacle magnifique du soleil qui a joué avec les nuages et la brume toute la journée. Mémorable! Et une belle collection de photos.
Départ avant 7h pour cette voie alternative Hospitales (la voie historique) qui dois nous mener au point culminant du Camino. Départ dans le noir.
Quelques kilomètres après le départ, il y a un banc avec une statue de Yoda (Starwars). On m’y a pris en photos, et j’étais tellement occupé a discuter que je ne l’avais pas remarqué. ce n’est que le soir que je l’ai remarqué en passant en revue mes photos pour faire mon journal. Surprise!!

Puis le jour se lève assez rapidement dans le début de la montée… ça va monter pendant au moins 10km et puis sera up and down tout le temps.
Le soleil va jouer avec les nuages accrochés aux montagnes et la brume… tout change super vite mais le soleil domine souvent! Ça donne des vues magnifiques pendant la montée et au sommet.
Sur le sentier j’ai croisé plusieurs ruines de refuges anciens en ruine, certains sont très vieux et offrait à l’époque protection, soins et repas aux pèlerins.
Au sommet le temps change soudainement pour devenir sombre avec brouillard et du froid. Puis en redescendant le soleil revient et il fait bien bon.
Un peu plus loin que le sommet, j’arrive face à un célèbre FoodTruck qui offre tout ce qu’il faut pour se ravitailler. Je ne reste pas longtemps car il fait vraiment très froids.

Plus loin je retrouve le danois du matin et une Tchèque j’avais plus vu depuis deux jours. On boit un verre pour se réchauffer et la elle me dit que elle a trouvé une super auberge mais 5 km plus loin que la où je comptait m’arrêter (auberge communale de Berducedo). Je me sens bien et je n’ai pas envie d’arriver aussi tôt comme la veille, donc je change mes plan et réserve la bas avec mon téléphone (voir section où dormir a La Mesa).
En route un orage arrive avec un peu de pluie.
Pour finir cette auberge est tout confort avec même un billard et une belle salle commune. Le restaurent ouvert tout le temps, ce qui est rare en Espagne car souvent ouvert après 20h.
Donc ce fu un très bon choix car je n’ai pas mangé grand chose en 2 jours.
Comme quoi rester aux rencontres sur le chemin et modifier ses plans apporte souvent de très belles surprises.
Le repas au restaurent est assez animé avec le danois, et deux iraniens vivant en Suisse et en Belgique. De très beaux échanges une fois de plus.
Un peu de lecture pour me reposer avant de dormir assez tôt.
Introduction
Boucle
Distance
Temps en mouvement
Dénivelé positif
Altitude maximum
Altitude minimum
Conseils
Niveau Expert.
Types de sentiers
Chemin: 18,9 km
Sentier de randonnée: 5,11 km
Route: 3,62 km
Rue: 1,68 km
Nationale: 170 m
Lieu de départ
Départ depuis l’auberge Communale de Borres.
A ne pas manquer
- Banc avec Yoda
- Le point culminant du Camino Primitirvo: Pico Freitas
- Vues sur les vallées et montagnes
- Les ruines des Hospitales
Sommaire
- Mon journal
- Introduction
- L’étape
- Profil et topographie du parcours
- Départ de Borres dans l’obscurité
- La montée vers les crêtes : la Chapelle de San Pascual et la Source des Hospitales (km 4–6)
- Les Ruines des Hôpitaux Médiévaux (km 8–15)
- Le Point Culminant du Camino Primitivo : Pico Hospital o Cimero (km 10–11)
- Le Col du Palo et le Food Truck (km 15–18)
- Montefurado (km 20 env.)
- Berducedo (km 25–30)
- Arrivée à La Mesa
- Carte
- Points d’intérêts
- Où dormir à Borres
- Où dormir à La Mesa
- Galerie Photos


💡 Où dormir sur le Camino ? Consultez mes guides :
Camino Francés • Camino Fisterra • Camino Muxia
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L’étape
Profil et topographie du parcours
Cette cinquième étape, empruntant la voie historique des Hospitales, est sans conteste la plus exigeante et la plus spectaculaire de tout le Camino Primitivo. Depuis Borres, le tracé attaque immédiatement les crêtes en une montée longue et soutenue de près de 10 kilomètres, pour atteindre le point culminant du chemin à 1 214 mètres d’altitude. Une fois sur le plateau, le profil devient plus rythmé, alternant cols et descentes courtes sur un terrain exposé et ouvert, avant de redescendre progressivement vers Berducedo puis La Mesa. La distance totale de la variante Hospitales jusqu’à La Mesa dépasse les 34 kilomètres — c’est une étape longue qui exige un départ très matinal et une condition physique solide. Le terrain est typique de la haute montagne asturienne : landes ouvertes, prairies d’altitude, sentiers caillouteux et aucun abri naturel sur les crêtes en cas de mauvais temps.
Départ de Borres dans l’obscurité
Le départ se fait avant l’aube. La voie des Hospitales quitte Borres par un sentier qui monte immédiatement dans la végétation dense, en direction des crêtes encore invisibles dans l’obscurité. Les premiers kilomètres se font à la frontale, dans le silence presque total de la montagne asturienne. C’est dans ces premiers hectomètres, à peine sorti du hameau, que se trouve l’un des premiers points de repère de l’étape : un banc soigneusement installé en bord de chemin, accompagné d’une statue de Yoda — un clin d’œil espiègle laissé par un habitant ou un pèlerin. Un détail que la fatigue ou l’obscurité du petit matin fait parfois manquer, et qu’on ne découvre qu’en revoyant ses photos le soir.






La montée vers les crêtes : la Chapelle de San Pascual et la Source des Hospitales (km 4–6)
À mesure que le jour se lève et que la montée se poursuit, le paysage bascule progressivement de la forêt fermée vers les espaces ouverts de l’altitude. Vers le kilomètre 4, la Chapelle de San Pascual marque un premier point de repère sur le tracé — une modeste construction de pierre qui signalait autrefois aux pèlerins médiévaux l’entrée dans la zone haute et dangereuse des crêtes. Quelques kilomètres plus loin, la source du début de la Route des Hospitales offre le dernier point d’eau naturel fiable avant le plateau : un arrêt stratégique pour remplir les gourdes avant d’attaquer le cœur de l’étape.
Les Ruines des Hôpitaux Médiévaux (km 8–15)
La Route des Hospitales doit son nom aux ruines de quatre hôpitaux de pèlerins du Moyen Âge. Ces refuges ont été construits à des endroits particulièrement exposés de la crête pour offrir protection, soins et nourriture aux marcheurs surpris par les tempêtes et le froid en altitude. À cette époque, traverser ces crêtes représentait l’un des passages les plus redoutés de tout le chemin vers Compostelle. Aujourd’hui, il ne reste que des fondations en pierre disséminées dans la végétation, mais leur succession logique tout au long de la crête témoigne de l’intensité du trafic de pèlerins à l’époque médiévale.



L’Hospital de la Paradiella (km 5,4) est le premier rencontré sur le plateau, juste après la première forte montée depuis La Mortera. Il ne reste pratiquement aucune trace visible — le site ressemble à une simple esplanade d’herbe verte et plate au milieu de la pente rocheuse. C’était le point d’accueil pour les pèlerins juste avant d’entrer dans la partie la plus sauvage et dangereuse de la montagne.
L’Hospital de Fonfaraón (km 7,5) est la ruine la plus célèbre et la mieux conservée du parcours. Les bases des murs en pierre d’un grand bâtiment rectangulaire sont encore clairement visibles, entourées de bruyères et d’herbe. Mentionné dans des textes dès le XIIIe siècle, cet hôpital a fonctionné pendant plusieurs siècles. Ses pierres ont ensuite été récupérées par les bergers locaux pour construire des abris pour le bétail.
L’Hospital de Valparaíso (km 9) se trouve seulement 1,4 kilomètre après Fonfaraón. Son nom signifie « Vallée du Paradis » — une dénomination ironique pour un endroit aussi inhospitalier. Il a accueilli des pèlerins jusqu’au milieu du XIXe siècle, les protégeant des tempêtes de neige. Il reste des murets en pierre basse mangés par la végétation, témoins muets de son ancienne fonction.
L’Hospital de la Freita est le dernier de la série, situé vers la fin de la crête avant le col du Puerto del Palo. C’est le plus effacé des quatre : quelques buissons et de vagues monticules de terre sont tout ce qui subsiste. Il se trouvait juste au-dessus des impressionnantes excavations creusées par les Romains lors de leurs travaux d’extraction aurifère dans la montagne.
Le Point Culminant du Camino Primitivo : Pico Hospital o Cimero (km 10–11)
Juste après les ruines de l’Hospital de Fonfaraón, le tracé continue de monter doucement sur 800 mètres supplémentaires pour atteindre le point le plus élevé de tout le Camino Primitivo, à 1 214 mètres d’altitude. Ce sommet ne porte pas de nom de grand sommet alpin — on l’appelle parfois Pico Hospital o Cimero — et il est matérialisé par une borne géodésique en béton plantée sur la crête. Comme à la Cruz de Ferro sur le Camino Francés, les pèlerins ont pris l’habitude de s’y arrêter et d’y déposer une pierre apportée de chez eux. Par temps clair, la vue à 360 degrés est totale : la Cordillère Cantabrique s’étend dans toutes les directions, les éoliennes ponctuent les crêtes voisines et les vallées profondes d’Allande s’ouvrent en contrebas. Mais à 1 214 mètres, le temps peut changer en quelques minutes : le vent souffle fort, la température chute brutalement et le brouillard s’accroche parfois jusqu’à réduire la visibilité à quelques mètres — même en plein été.






Le Col du Palo et le Food Truck (km 15–18)
Le Col du Palo (Puerto del Palo) marque la transition entre le plateau d’altitude et la descente vers la vallée. C’est à partir d’ici que le terrain devient plus clément et que la végétation reprend progressivement ses droits. Peu après ce col, à environ 18 kilomètres du départ, un camion-restaurant est installé en bord de chemin — une institution sur cette étape. C’est le seul point de ravitaillement entre Borres et Berducedo, et les pèlerins s’y retrouvent pour souffler, se réchauffer et manger un morceau après plusieurs heures de marche en altitude exposée. Un arrêt quasi-obligatoire, d’autant que le froid du sommet laisse souvent une envie pressante de quelque chose de chaud.
Montefurado (km 20 env.)
Juste après la descente raide du Puerto del Palo, le chemin traverse Montefurado — l’un des endroits les plus singuliers de toute l’étape. Ce minuscule hameau de pierre est presque entièrement abandonné : certaines sources indiquent qu’il n’y resterait plus qu’un seul habitant permanent. Les maisons traditionnelles asturiennes, construites en lauzes et pierres sombres locales avec des toits en ardoise noire taillés pour résister aux hivers rudes de la montagne, sont pour la plupart en ruine ou silencieuses. Traverser ses ruelles donne l’impression de faire un bond de plusieurs siècles en arrière. À l’entrée du hameau, une toute petite chapelle en pierre dédiée à Saint-Jacques — la Capilla de Santiago — abrite une statue colorée du saint habillé en pèlerin. C’est un arrêt naturel pour souffler après la descente et prendre quelques photos. Le nom du village lui-même est chargé d’histoire : en galicien, Montefurado signifie littéralement « montagne percée », une référence directe aux immenses tunnels et galeries creusés par les Romains dans ces montagnes pour détourner les rivières et extraire l’or.
Berducedo (km 25–30)
La descente se poursuit vers Berducedo, le village le plus important de ce tronçon, perché sur une crête avec des vues panoramiques remarquables sur les vallées environnantes. Berducedo dispose de plusieurs albergues et d’un bar, ce qui en fait l’arrêt naturel et l’étape officielle pour la majorité des pèlerins qui empruntent la voie des Hospitales. Son église de Santa María, sobre et caractéristique de l’architecture rurale asturienne, marque le centre du village. Pour ceux qui ont encore de l’énergie, La Mesa se trouve 4 à 5 kilomètres plus loin — une décision à prendre en fonction de l’état des jambes et des conditions météo.
Arrivée à La Mesa
Les derniers kilomètres entre Berducedo et La Mesa se déroulent sur un tracé plus tranquille, traversant des landes et des prairies d’altitude avec des vues dégagées sur les collines du Camino Primitivo. L’Iglesia de Santa María Magdalena de La Mesa, modeste église de pierre visible depuis le sentier, annonce l’arrivée dans le hameau. La Mesa est le bout du monde : quelques maisons, aucun commerce, et l’Albergue Miguelín comme seule structure d’accueil. Mais après une journée aussi longue et physiquement exigeante, c’est exactement tout ce dont on a besoin.
J’espère que cette description détaillée vous a donné envie de faire cette randonnée.
N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.



Carte



Points d’intérêts
Source: Wikipedia
Où dormir à Borres
- Albergue Municipal Santa María de Borres : C’est l’établissement où j’ai séjourné lors de cette étape à Borres. Un albergue municipal humble et rustique, niché à l’entrée de ce minuscule hameau perché dans les montagnes asturiennes, exclusivement réservé aux pèlerins munis de leur crédencial. Pour récupérer les clés, il faut passer par le bar El Barín, situé un peu plus haut dans le village — comptez quelques minutes de marche supplémentaires à l’arrivée. Passez d’abord par l’auberge, si une personne est déjà arrivée, ca sera ouvert. Vers 18h-19h, la responsable passe faire l’enregistrement. L’essentiel est là : dortoir, cuisine équipée, terrasse et tendoir. Pour seulement 9 euros la nuit, difficile de faire mieux au cœur de ces montagnes. 👉 Voir sur Google Maps | Tél: +34 663 785 266
- Albergue La Montera : L’autre option incontournable à Borres, et sans doute la plus chaleureuse du village. Cet albergue privé tout récent (ouvert en 2019), géré par Isabel et Ramiro, ne propose que 10 à 12 places en dortoir et une chambre privée — ce qui lui confère une atmosphère intime et familiale très appréciée des pèlerins. Idéalement situé dans le centre du hameau, juste à côté du bar El Barín, il offre cuisine en libre accès, salon et café à disposition à l’arrivée. Les réservations sont acceptées et conseillées en haute saison, car les places partent vite. 👉 Tél: +34 647 857 856 | Email: info@alberguelamontera.com
Où dormir à La Mesa
- Albergue Miguelín : C’est l’établissement où j’ai séjourné lors de cette étape à La Mesa, et c’est la seule option du hameau. Ouvert en 2017 et tenu par Cristina, cet albergue privé propose dortoirs et chambres doubles privées avec salle de bain — un confort appréciable sur ce tronçon particulièrement isolé du Primitivo. Son bar-restaurant intégré est l’unique endroit où manger à La Mesa, ce qui en fait un point de chute incontournable pour tous les pèlerins qui poussent jusqu’ici. Les réservations sont acceptées et fortement conseillées en haute saison. 👉 Tél : +34 985 914 353 | Réserver sur le site officiel | Voir sur Google Maps
Galerie Photos
































































































































